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Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs textes en réponse à mes Haïku – Milles grâces  aussi à Colin Blundell, pour m’avoir appris que le pluriel de Haïku est encore Haïku! Quelques pédants diront « Haïkaï »… Je suis tentée…

Voici vos textes:

Un poéme en prose par @pretaboire:

Un énorme pigeon ramier s’est posé au bout du jardin
Magnifique en livrée grise et blanche, il me fait penser à un taureau
Sa couleur tranche avec le sable de l’arène
Sa poitrine est large, son corps puissant, ses jambes courtes,
C’est l’attente de l’envol.

J’aime l’image très forte et observante de ce texte et je crois pouvoir saisir l’oiseau au bord de s’envoler! Un taureau volant très tableau surréaliste!

Les traductions anglaises de mes Haïku par Colin Blundell, de la British Haïku society:

sunlit teacup
in a cool place
I taste its heat

noon lake
deaf with heat
a duck flies off

peaceful roofs
above the terrace where storks
have made their nests

in my porch
a pumpkin three year old
competes with the boots

Une de mes estampes qui par sa petite taille et son sujet pourrait être la traduction pictural d'un Haïku.

« Ring me » – Une de mes estampes qui par sa petite taille et son sujet pourrait être la traduction picturale d’un Haïku.

Merci à Eric et encore à Colin pour ce dialogue entre deux langues auquel la forme du poeme se prète si bien! Le Haïku sert de navette grace à sa concision et les images revèlent leur intemporalité, alors que -et plutot parce qu’- elles sont précisément ancrées dans un présent très intimiste et personnel qui tend à l’universel.

Continuez de m’envoyer vos Haïku ou autre forme poétique afin de continuer ce dialogue, en Français, Anglais, Espagnol?

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